Patrick Ghiliazza condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour viols et meurtre
10 octobre 2006

 

 

TOURS (AFP) - Patrick Ghiliazza a été condamné vendredi à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 30 ans, par la cour d'assises d'Indre-et-Loire, pour le viol et le meurtre d'une adolescente et pour sept autres viols ou agressions sexuelles, en 2002 à Tours.

Les jurés, qui ont délibéré deux heures et demi, ont suivi les réquisitions de l'avocal général Emmanuelle Barre qui avait requis la peine maximale.

Patrick Ghiliazza, 34 ans, était jugé depuis le 28 septembre pour le meurtre de Jennifer, une adolescente de 15 ans dont le corps avait été retrouvé le 26 novembre 2002, ainsi que pour tentative d'homicide volontaire, viols et agressions sexuelles sur sept autres victimes.Quatre victimes avaient moins de 15 ans au moment des faits qui se sont déroulés en majorité entre mars et novembre 2002, à Tours.

Il a dix jours pour faire appel.

Dans son réquisitoire, l'avocat général, Emmanuelle Barre, a présenté le magasinier comme "un personnage psychopatique, psychorigide, intolérant à la frustration".

C'est "un prédateur qui guette, qui rode, qui tourne autour de ses proies", a-t-elle ajouté, en précisant qu'il s'attaquait toujours à des "victimes isolées". "Quand il fuit, il est très precautionnneux et très lucide".

Tout au long du procès l'accusé est resté tête baissée, s'exprimant avec difficulté pour évoquer des "trous de mémoire" et reconnaître "sa haine des femmes".

"Pas de dialogue, pas de pardon, pas de reconnaissance des faits, cela veut dire que les rapports d'expertise sont fondés. Il est responsable et dangereux" avait déclaré jeudi l'avocat de la famille de Jennifer, Me Abed Bendjador au cours de sa plaidoirie.

Pour les enquêteurs, Patrick Ghiliazza est "un monstre froid, un prédateur". "Il demeure dangereux et est susceptible de récidive", ont estimé des experts psychiatres appelés à la barre.